chronos-desiderium
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C H R O N O P H A G E

Adj. | Qui prend beaucoup de temps, fait perdre...

    La fiction est en pause... vous pouvez n'anmoins la retrouver ici : https://www.wattpad.com/user/JustLomi (04/06/2018)

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B I E N V E N U E 30/09/2017

 


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F I C T I O N
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Chronophage est une fiction à portée spirituelle, du moins qui va servir à m'aérer l'esprit. Chaque chapitre sera court, une page Word maximum. C'est là pour faire comme des tirs de feux d'artifice, c'est joli mais éphémère. Je vais écrire quand je le souhaite, et surtout, ça va parler de douleur, de nostalgie, d'amour. De temps bouffé. En général, les phrases en italique sont des choses qu'on m'a dites, ou des paroles de chanson. De temps à autre, je mettrai aussi des messages que j'ai reçu dans la vraie vie et qui m'ont marqués. Cette fiction s'inspire totalement de mon quotidien.

 

A U T E U R
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Je me prénomme Lorena, et j'ai seize ans. Y'a pas grand chose à dire sur ma personne, sinon que je suis atteinte de synesthésie graphèmes-couleurs et musique-couleurs [en savoir plus], que je suis névrosée [en savoir plus] et que je fais du karaté Shotokan depuis onze ans. Je mords pas, donc n'hésitez pas à commenter. C'est ici que je vais évacuer mes pensées en cette période opaque de ma vie. Parce qu'en ce moment, c'est pas la forme, et je ne cherche la pitié de personne. Je suis juste ici pour tenter de faire un truc avec les fils tous noirs qui se sont tissés dans ma tête. C'est de la productivité, pardi ! (aïe, ça c'est mes cours d'éco qui me reprennent)

 

M E  R E T R O U V E R
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La fiction est également hébergée sur Wattpad. Sinon, je possède un exutoire du nom d'Azerleen et c'est surtout mon blog principal, trois répertoires nommés Yozakura, French Armyz et Papiers-Incandescents, je poste ma première fiction sur Lights Memories et à mes heures perdues je fais un peu de graphisme sur Loren'Art

 

C R E D I T S
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La photographie qui sert de fond d'habillage a été prise par moi-même, elle m'appartient donc. Le montage d'habillage a été réalisé par la reine, la merveilleuse, la géniale – et j'en passe – She Wolf Art. Pour le reste, toutes les images sont libres de droits. (merci Pixabay) Les montages sur les articles sont réalisés par moi aussi. Pas de plagiat, ça me ferait plaisir. 

 

© Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.

 

J'ACCEPTE LES PUBS UNIQUEMENT POUR LES RÉPERTOIRES, MERCI.

P R O L O G U E 30/09/2017


 

« Ça me tape sur les nerfs
Ça m'irrite et ça me rend fou
Ouais, je me soumets sans cesse
Et ça me met sens dessus-dessous.
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Parce que je le veux maintenant, je le veux maintenant
Donne-moi ton c½ur et ton âme
Et je m'évade, je m'évade
Dernière chance pour perdre le contrôle.
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Ça me retient, ça me transforme
Et ça me force à lutter
Pour être sans cesse froid à l'intérieur
Et rêver que je suis vivant.
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Parce que je le veux maintenant, je le veux maintenant
Je vais sentir mon c½ur imploser
Et je m'évade, je m'échappe maintenant
Je sens ma foi s'éroder. »

 


– Muse, Hysteria

 

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Elle marche, rapidement, comme à son habitude. Elle a la tête légèrement inclinée, et ses lèvres bougent parfois ; miroir inconscient des mots qui volent dans son esprit. Elle a le regard dans le vague. La musique c'est avant tout pour l'empêcher de penser, ou pour parler à sa place.
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Elle monte dans le tramway, il y a étonnamment peu de monde pour un lundi matin. Elle se cale au fond pour avoir une meilleure vue sur la ville qui défile, comme un film. Aujourd'hui ça ne lui plaît pas, elle n'aime pas confondre la réalité avec une comédie jouée à sa place. Alors elle baisse à nouveau la tête, chante en silence la mélodie qui fait se briser son c½ur.
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Sais-tu ce qui mérite d'être défendu, quand ça ne vaut pas la peine d'en mourir ?
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Elle est déjà arrivée à destination. En sortant elle pousse un peu les gens sur son passage, ceux qui veulent à tout prix à toute frénésie rentrer dans le tramway, l'empêchant de sortir. Il y a toujours du monde à cet arrêt.
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Est-ce que ça te coupe le souffle, et tu te retrouves à suffoquer ?
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Il fait gris, mais ça n'a aucune importance. Qu'il fasse chaud ou froid sa veste finit toujours sur le dossier de sa chaise, à attendre que le soir arrive pour rentrer se loger dans la petite penderie sous l'escalier. Aujourd'hui c'est un perfecto noir. Demain ce sera peut-être sa veste kaki ? On ne le sait pas. On ne sait guère ce que nous apportent les lumières de demain, au deuxième lever de soleil.
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Elle marche encore. Rapide, mais un peu moins que tout à l'heure. Elle passe sous le châtaignier, qui a déjà fait tomber ses marrons. Tous écrasés par le piétinement incessant des gens. Elle évite les bogues explosées, poursuit sa route, traverse celle des voitures. Avant elle a pris soin de se regarder dans la baie vitrée du bâtiment en face de celui du lycée. Elle essaye de se trouver belle, mais elle n'y attache plus tellement d'importance.
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Elle entre dans l'établissement. Il y a beaucoup de gens qui discutent, ça fait des paquets, des groupes, comme des cheveux emmêlés. Mais elle n'a personne à retrouver. Alors elle attend. Elle se laisse porter par ses rêveries. Elle rêve qu'il prenne sa main tendrement, et lui dise :
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— Cataleya.
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Elle rêve à son prénom dans sa bouche. Et ça lui bouffe son temps.
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N O T E  D E  L ' A U T E U R
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J'espère que ce premier chapitre vous plaît. Vous avez maintenant une idée du format. Les paroles en italique sont extraites de la chanson 21 Guns (Green Day), que j'ai traduites.

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La sonnerie retentit enfin, mais ça lui donne un goût amer dans la bouche. Elle sait déjà que pendant deux heures elle va s'accrocher à écouter, à essayer de comprendre, à tout prendre en notes ; tout pour s'éviter de divaguer. Pour se donner du courage, elle essaye de sourire, mais ça sonne tellement faux qu'il faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer. Alors elle rejoint la foule qui mène aux escaliers. Elle met en pause la musique, ferme l'application, se sépare de ses écouteurs. Ça parle, ça bruisse comme les branches dans le vent, ça crisse comme les feuilles qu'on écrase. Elle arrive enfin dans sa salle de cours, au premier étage. Elle aime bien cette salle, elle est lumineuse et vient d'être refaite à neuf. Si on approche trop près des murs, on sent encore l'odeur âcre de la peinture.
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Sans un mot, sans regarder les autres, ni dire bonjour au professeur qui s'affaire, elle va s'asseoir à sa place. Elle se demande comment c'était avant. Avant, elle aurait souri au prof. Elle aurait rejoint ses amies pour tenter de discuter un peu. Elle aurait fait rire les autres. Mais c'est plus tellement pareil, maintenant. Elle n'y arrive plus vraiment.
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Quand tout le monde est arrivé, que son voisin s'installe en ricanant en lançant des regards à ses amis, que la prof commence le cours, ça reprend. Elle écoute, mais c'est en surface. Elle écrit, mais c'est sans comprendre, dans le vide. Elle prend bien ses notes. Elle surligne les mots importants en orange. Avant c'était en vert, mais son surligneur est mort. Sec. Vierge. Démuni de toute encre.
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Ça lui rappelle ses nuits. Il y en a où elle dort, parce que la fatigue arrive à l'emporter. Il y en a des calmes, où elle pense longtemps avant de sombrer. Mais il y a aussi les nuits de tonnerre, les nuits de douleur. Des nuits où elle n'arrive pas à s'arrêter de pleurer. Des nuits où elle ne ressent plus rien et ça l'empêche de respirer. Des nuits où ses ongles se plantent un peu inconsciemment dans ses bras, pour qu'elle vive, qu'elle y soit sensible, pour qu'elle se réveille, sauf qu'éveillée elle l'est déjà.
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Tu ne mérites rien.
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Elle ne veut plus que ça passe dans sa tête, elle connaît ces mots par coeur. Elle sait que ça date, que c'est inutile de ressasser, qu'elle devrait essayer de ne plus vivre dans le passé.
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Il est au ciel.
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Les larmes lui montent aux yeux. Elle les balaye d'une main incertaine. Elle se raccroche au cours en essayant de comprendre ce qu'elle écrit. Et ça lui bouffe son temps.
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